[Test] Assassin’s creed brotherhood (PS3)
Tout juste un an après la sortie d’Assassin’s creed 2 nous revoilà plongé dans l’univers de Ezio Auditore avec ce nouvel opus Assassin’s creed brotherhood.
Ezio est désormais en possession de la pomme d’Eden et revient donc à Montereggioni mais la famille Borgia ne veut pas en rester là et décide de se venger en attaquant directement la villa de ce dernier. C’est dans cet attaque que Ezio perd son oncle et la pomme, il prend donc la décision de partir pour Rome lieu où les Borgia domine en tout point et où il devra également reprendre la ville.
C’est donc la ville de Rome que vous allez parcourir tout au long de l’aventure, on pourrait croire que c’est insuffisant vu qu’on le pouvait visiter plusieurs cités dans les précédents Assassin’s creed mais détrompez-vous, la ville est assez spacieuse pour vous faire passer un bon nombre d’heures, il est quand même vrai que vous pourrez visiter des lieux secondaires au cours de certaines missions. Il vous faudra donc prendre le contrôle de Rome mais comment ? Tout simplement en rénovant ses nombreuses échoppes, des banques ou encore des boutiques de médecins, de forgerons qui vous approvisionneront en matériels et même des tunnels (qui vous serviront à vous déplacer plus vite dans la ville), il vous sera même possible d’acheter des monuments et de brûler des tours Borgia bien gardées. La destruction des tours vous sera utile dans la rénovation de la ville et pour Ezio qui pourra grâce à cela recruter plus de citoyens pour former une confrérie d’assassin qu’il entraînera en leur donnant des missions dans différentes villes d’Europe. S’ils réussissent l’objectif donné (ils peuvent mourir pendant la mission), vous gagnerez de l’argent et leur sera attribué des points d’aptitudes que vous répartirez pour améliorer soit leurs armes soit leurs équipements.Vous aurez la possibilité de les appeler pour qu’ils vous débarrassent de soldats à l’aide d’un “déluge de flèches” ou même en combattant à vos côtés. Pour résumer on regrettera la répartition des points ne se limitant qu’entre équipement ou arme et finalement vos assassins ne seront pas complètement indispensable, ainsi vous aurez peut-être tendance à les laisser sur la touche.
Pour ce qui est de la durée de vie, la campagne se termine avec un peu plus d’une vingtaine d’heures entre le scénario et les différentes missions secondaires proposées. Ces mission sont très variées, on vous proposera des contrats d’assassinats, Léonard De Vinci vous demandera de détruire les machines meurtrières qu’il a créé pour les Borgia, les mercenaires, voleurs et courtisanes auront eux aussi des tâches à vous confier. Cristina permettra avec des mémoires génétiques de revivre la jeunesse de Ezio et enfin les tanières de Romulus ( même principe que les tombeaux d’assassins dans Assassin’s creed 2) vous feront rassembler six clés qui ouvriront une grille derrière laquelle vous trouverez une armure très intéressante. Bref, tout cela vous fera passer de longs moment devant votre console. Point faible à retenir, le scénario qui ne vous en apprend pas plus sur l’histoire.
Quant au gameplay Ezio a appris quelques mouvements, lors d’un combat on peut désormais éliminer un bon nombre d’ennemis très rapidement grâce au système d’exécution rapide et donner des coups de pieds très efficaces mais cela simplifie un peut trop les combats ce qui est regrettable puisque que l’on vous donne des assassins pour vous aider. Ezio a, à sa disposition, de nouvelles armes comme l’arbalète (disponible chez un forgeron) ou des fléchette empoisonnées que vous fournira De Vinci, il pourra vous fabriquer une seconde lame, bien entendu le pistolet est toujours là disponible dès le début du jeu. Tout cela vous sera bien utile maintenant que les gardes se fluctuent en attirail. A retenir également l’entrée des chevaux dans les villes ce qui était jusqu’à présent impossible, oui enfin la présence des citoyens rempli déjà assez bien les rues comme sa et on aura plus de facilité à foncer dans le tas que de les éviter pour avancer.
Graphiquement c’est réussit la ville est très bien reproduite et agréable à regarder, on prend plaisir à se balader dans Rome. Mais le moteur graphique commence à se faire vieux et on remarquera quelques bugs comme des ralentissements. Pour ce qui est de l’IA c’est décevant, des gardes qui partent à votre recherche et qui abandonnent car ils ne vous voient plus, qui vous laissent grimper ou vous voulez ou qui vous repèrent en deux temps trois mouvements sans savoir comment. En gros, ils ne comprennent pas grand chose. Niveau bande-son sur les thèmes-musicaux il n’y a rien à dire, les doublages eux sont corrects même si parfois un peu décalés.
Et le multijoueur, on aurait pu penser que celui-ci serait le gros point faible du jeu mais absolument pas, c’est un bon atout. Quel est son principe ? La partie se commence avec 8 joueurs dans une ville où le but est de trouver sa cible à l’aide d’une boussole et c’est ici que se trouve toute la difficulté, les joueurs peuvent se fondre dans le décor en se mélangeant parmi la foule (bien sûr la foule ressemble aux personnages sélectionnés) et même se cacher dans des tas de foin, il faut donc savoir observer les comportement les plus suspects et rester à l’affût, vous êtes vous aussi traqué, le fait d’être discret et de savoir utiliser votre environnement fera votre réussite. La manière dont vous tuez votre cible vous rapportera un nombre de points différents, le joueur ayant fait le plus grand score a gagné. A chaque fin de partie vous accumulez de l’expérience qui augmente votre niveau, grâce à cela vous débloquerez des capacités spéciales comme la vision des templiers qui vous révélera où se cache votre cible ou même le pistolet qui permet de tuer à distance. Vous pourrez jouer avec des modes de jeu différents (plus haut est décrit le mode traque) comme la chasse à l’homme où 2 équipes de 4 joueurs s’affrontent, l’alliance qui oppose 3 équipes de 2 joueurs, la traque avancée qui fonctionne comme une traque mais en plus difficile. Le petit plus c’est les contenus téléchargeables qui vous rajoutent des cartes plus des modes de jeu (prochain contenu disponible en mars). Pour résumer, dans l’ensemble le multi est une réussite, il est vrai qu’on peut tomber sur des gros bourrins et la partie devient vite inintéressante (assez rare) , le pistolet (évoqué un peu plus haut) est une capacité spéciale assez agaçante ( si vous y jouez vous comprendrez vite pourquoi). Mais sinon une fois qu’on a compris tous les rouages on prend vraiment plaisir à y jouer.
Pour conclure, Assassin’s creed brotherhood est à ce jour le meilleur épisode de la série malgré quelques défauts je vous le recommande fortement.
